Réussir son entretien d’embauche nécessite de maîtriser tous les détails propres à influencer le recruteur. Ces détails vont souvent au-delà d’un CV bien ficelé ou encore d’un parcours académique et professionnel exemplaire. Voici quelques points de repère à connaître.

 

 

Une démission réussie passe par le respect des termes de votre contrat à durée indéterminée. Ainsi, l’employeur recevra votre décision dans les temps et l’accueillera favorablement, ce qui augmentera vos chances de sortir de votre contrat dans les meilleures conditions.

 

Ne pas prendre l’employeur au dépourvu

A partir du moment où vous serez fixé sur votre la prochaine étape de votre carrière professionnelle, il ne faut pas hésiter à approcher directement la direction en charge des ressources humaines ainsi que votre supérieur hiérarchique direct pour leur faire part de votre décision.

L’essentiel est surtout que votre démission leur soit communiquée par vous et par personne d’autre. Ainsi, vous aurez une longueur d’avance et pourrez négocier les termes de votre départ dans les meilleures conditions.

Une discussion préalable est toujours utile avant la remise de la lettre de démission proprement dite.

 

Bien rédiger votre lettre

En rédigeant correctement votre lettre de démission, vous enlèverez tout risque de contestation future. Cette correspondance doit être parvenue à l’employeur sous forme recommandé avec accusé de réception.

Il comportera votre nom et vos prénoms et doit énoncer de façon claire et nette votre décision de démissionner.

Déjà, vous devez communiquer à l’employeur la date de votre départ effectif en prenant le préavis en compte dans vos prévisions. Il ne faut pas oublier votre date de prise de service ainsi que le poste précis que vous occupez depuis ce jour.

La lettre de démission n’a pas à être motivée.

 

Donner les motifs à l’oral

Si votre démission intervient à la suite d’une embauche dans un milieu professionnel plus avantageux, le meilleur motif de démission constituera l’opportunité qui vous est offerte. Il vous appartient de convaincre l’employeur de l’aubaine qui vous attend.

Le mieux est toujours de jouer la carte de l’empathie et ce, pour éviter toute rancœur par rapport à votre démission.

Tout départ d’une entreprise devra être négocié afin que les parties se quittent dans les meilleures conditions.

Dans certaines situations, lorsque la démission est motivée par une menace qui pèse sur un poste donné, le départ volontaire du salarié peut ouvrir droit au versement d’indemnités de la part de l’employeur.

Dans tous les cas, il est impératif de rester en bon terme avec son employeur pour ne pas créer des inimitiés qui pourraient constituer un frein à votre avancement professionnel. Faire quelques concessions comme former son remplacement et rester coopératif constitue la stratégie la plus payante sur le long terme.

 

Négocier le préavis

Les conditions du préavis dépendent de chaque profession et de la convention collective qui la régit. Néanmoins, il s’agit de l’un des points ouverts à la négociation pour ne pas dire qu’il est fortement encouragé de bien s’entendre sur cet aspect du contrat de travail. Autrement, la rupture sera brusque et donc dommageable pour l’employeur.

En apportant votre contribution pour minimiser les désagréments engendrés par votre départ, l’employeur sera plus enclin à vous laisser partir au plus vite, sans devoir lui verser des indemnités de préavis.

 

Dissiper les doutes

Il arrive que vous deviez démissionner, mais que votre futur emploi est encore loin d’être assuré. La solution se trouve alors dans la rupture conventionnelle qui constitue un accord amiable entre les deux parties et  qui implique moins de contraintes aussi bien du côté de l’employeur que du salarié.

Ainsi, les conditions de rupture conviendront aux deux parties et l’indemnité versée au salarié pourra être supérieure à l’indemnité de licenciement prévue par la loi s’il sait le négocier.

En tout cas, la loi prévoit 1/5è de salaire mensuel par année d’ancienneté auquel on ajoutera 2/15è de salaire mensuel au-delà de 10 années d’ancienneté.

 

S’assurer de certaines clauses

Certaines clauses de votre contrat devront faire l’objet d’une certaine vigilance de votre part dans la mesure où elles peuvent constituer une exception.

 

Le préavis pour les femmes enceintes

Vous n’aurez pas  obligation d'effectuer votre préavis  à la fin de votre congé maternité si vous envoyez votre lettre de démission en lettre recommandée deux semaines avant votre retour dans votre société.  Vous n’aurez pas  non plus l’obligation d'effectuer votre préavis lors de la démission d'un CDI si vous êtes enceinte.

 

Le préavis pour les CDD 

Si avez signé pour un CDD vous ne pourrez pas démissionner si vous avez dépassé votre période d'essai. Vous ne pourrez rompre votre CDD  que s’il y a eu une  faute grave, un  accord amiable ou une force majeure.

Pour la rupture initiée par le salarié, le délai est de 48h diminué à 24h si la durée de la période d’essai est inférieure à 8 jours.

Si la rupture est initiée par l’employeur, le délai de prévenance est de 24h pour une période d’essai inférieure à 8 jours, 48h lorsque l’essai dure entre 8 jours et 1 mois, 2 semaines pour un essai supérieur à 1 mois et 1 mois lorsque le salarié aura effectué un essai de 3 mois.